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Ménopause est-ce la fin de tout ?

  • Photo du rédacteur: Christian Gode
    Christian Gode
  • 4 mars
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 5 mars



La ménopause… est un sujet qui, selon les personnes se dit complexe, ténébreux ou même tabou.



Pourtant, ce sujet devient crucial tant il devient militant entre le mode patriarcal, qui le minimise. Les féministes, qui exacerbent le discours. Toutes les autres personnes, qui n’ont pas d’opinions tranchées, plutôt laissent aller ou subissent les conventions (et les effets) patriarcales établies sans se poser plus de questions…

Crucial car au-delà des prises de positions, nous parlons de santé, de bien-être et surtout de vie.

« Je me souviens d'une bouffée de chaleur particulièrement forte, mon cœur a sauté un battement », a confié Lisa Davis, 44 ans, alors qu'elle posait pour un portrait à Berkhamsted, au Royaume-Uni. « Une vague de chaleur est montée de mon plancher pelvien à mon estomac, et jusqu'à mes joues… J'avais des sautes d'humeur et mon cerveau était dans le flou. » Lisa est allée voir son médecin, qui lui a confirmé qu'elle était en périménopause, et qu'elle pourrait avoir à attendre jusqu'à dix ans pour que ses symptômes s'atténuent. « Ça met une pression énorme sur nos épaules en tant qu'individu, mais aussi sur notre famille. Je ne veux pas mettre ma vie en pause pendant dix ans. »




Heureusement, la science, hors de nos frontières, a fait d’énorme progrès (même s’il reste encore beaucoup de choses à étudier et à approfondir) pour sortir cette période de vie de l’ombre dans laquelle elle se trouve.

La ménopause n'est pas une maladie, mais une transition biologique majeure. Le déclin de l'œstrogène chamboule un peu tout, du métabolisme à l'humeur. Au-delà des traitements qui existent, qui sont parfois intrusif et comportant souvent des effets secondaires pesants, il y a la bonne nouvelle… le sport !

Le sport n'est pas juste un "plus", c'est véritablement un outil thérapeutique validé par la science.

Voici un tour d'horizon de ce que disent les études sur l'impact de l'activité physique sur les différents symptômes.

 

Musculation / renforcement musculaire

Avec la chute des œstrogènes, le corps a tendance à perdre du muscle (sarcopénie) et de la densité osseuse (ostéoporose). Ce duo critique est catastrophique car il fait intervenir des effets gravissimes à la physiologie et ainsi endommage les tendons et peut même amoindrir l’efficience, la cognition du cerveau.


Ce que dit la science : Les études montrent que le cardio seul ne suffit plus. C'est le renforcement musculaire ou la musculation qui en est la clé.


Pourquoi ? En créant une tension sur l'os, on stimule les ostéoblastes (les cellules qui fabriquent l'os). Plus de muscle signifie aussi un métabolisme de base plus élevé, ce qui aide à renforcer la cognition tout en permettant de contrer la prise de poids abdominale.

 

Thermorégulation et bouffées de chaleur

C’est souvent le symptôme le plus handicapant.


Ce que dit la science : Si le sport ne supprime pas totalement les bouffées de chaleur, une méta-analyse suggère que l'entraînement par intervalles à haute intensité (HIIT) et la musculation améliorent la réactivité vasculaire.


Pourquoi ? Le corps devient plus efficace pour dissiper la chaleur, ce qui peut réduire la sévérité et la fréquence des épisodes de sueurs nocturnes.

 

Santé métabolique et cardiovasculaire

Le risque de maladies cardiaques augmente après la ménopause car l'œstrogène ne protège plus autant les artères.


Ce que dit la science : L'exercice aérobie régulier améliore le profil lipidique (cholestérol) et la sensibilité à l'insuline.


Pourquoi ? On limite le stockage des graisses viscérales (autour des organes), qui est le principal facteur de risque de diabète de type 2 durant cette période.

 

Santé mentale et "Brain Fog"

Anxiété, irritabilité et troubles de la concentration sont fréquents.


Ce que dit la science : Le sport stimule la sécrétion de BDNF (une protéine qui soutient les neurones) et d'endorphines.


Pourquoi ? Une amélioration notable de l'humeur et une réduction du brouillard mental. Le yoga, le pilâtes, la natation et les sports d'endurances, en travaillant sur la respiration, aident également à réguler le cortisol (l'hormone du stress).



Le sport est donc une fois de plus le facteur déterminant au fonctionnement du corps humain, de son métabolisme et de ses systèmes nerveux. Lorsque le manque d’habitude amène une forme de crainte ou de doute sur la façon de procéder, ce qui est complètement justifié, il faut savoir que chaque personne et unique et nécessite une approche qui se réalise dans l’écoute et la compréhension des exercices et démarches mise en place. Ce n’est que comme cela que les progrès se feront et ainsi rien est fini.

 

Pour aller plus loin…



 
 
 

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